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Fin septembre 1944. Alors que la Belgique se libère à peine, le lieutenant Rivière, ancien résistant, est appelé à rejoindre un bataillon de fusiliers stationné dans la Campine anversoise. Rongé par la culpabilité et les souvenirs, il tente d’oublier la mort de sa femme. À la fois roman de guerre et confession bouleversante, Le Rendez-vous des vivants dépeint le cheminement tortueux d’un homme brisé par la clandestinité, qui, porté par des rencontres décisives, trouvera la force d’affronter les fantômes qui le hantent.
Paul Nothomb (1913-2006), issu d’une famille bien connue, un temps militant communiste, aviateur avec Malraux pendant la guerre d’Espagne, résistant trahi, arrêté et confronté à la torture, entame à Paris, dès 1948, une carrière littéraire. Parmi les cinq romans qu’il y publie, les deux derniers n’avaient jamais été réédités. C’est chose faite aujourd’hui avec Les Dieux du sang (1955) et Le Rendez-vous des vivants (1962), romans où se côtoient Histoire et introspection. Par la suite, l’auteur se détournera de la fiction pour se consacrer à l’étude des textes fondateurs du monothéisme. |