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Prix Verdickt-Rijdams






Lauréat :

Pierre Schoentjes pour Littérature et écologie. Le Mur des abeilles (José Corti, 2020).

Jury :

Véronique Bergen, Lydia Flem, Jean Klein, Philippe Lekeuche, Yves Namur.

Autres finalistes :

Jeremie Brugidou, Ici, la Béringie, Ogre
Paul Pourveur, Aurore boréale, L’Arbre de Diane
Christine Van Acker, L’en vert de nos corps, L’Arbre de Diane

Extrait de l'argumentaire du jury :

Le Verdickt-Rydams est un prix biennal — du nom de son généreux donateur —, il récompense un ouvrage portant sur le dialogue entre les arts et les sciences. Au palmarès de ce prix figurent les noms de Vinciane Despret, Isabelle Stengers, Sandrine Willems, Jean-Pierre Otte, etc.
   Ce prix 2021 est attribué à Pierre Schoentjes pour son essai, Littérature et écologie, Le mur des abeilles, paru dans la collection «Les essais», aux éditions Corti, un volume de plus de 450 pages. Pierre Schoentjes est professeur de littérature française à l’Université de Gand, auteur de plusieurs essais dont Poétique de l’ironie et Fictions de la Grande Guerre.
 Cet essai entend répondre à la question suivante : «Comment la littérature s’empare-t-elle des questions environnementales, pour penser notre présent et notre futur?» Ce travail circonscrit à la littérature contemporaine et à des auteurs belges, suisses et français, tente, selon l’expression d’Anne Pitteloud, d’en «tracer les lignes de force et les questionnements, tout en éclairant sa quête de formes nouvelles».
   Cette réflexion apparaît récente dans la littérature française alors qu’elle s’est développée aux États-Unis depuis 1970. On pense là à Henry David Thoreau. Et si la France avait son Giono, il faut évoquer aujourd’hui Alice Ferney et Le Règne du vivant ou Sylvain Tesson.
   Ce volume (et les autrices et auteurs auxquels Pierre Schoentjes s’attache) est de ceux qui nous mènent à cette réflexion qu’il faut tenir aujourd’hui, et c’est une urgence : comment un livre et son écriture peuvent-ils rendre compte «des problèmes et des défis en matière d’écologie»?
   S’il est impossible de résumer cet ouvrage, sachez simplement qu’il est, parmi d’autres points, question de littérature verte qui «implique un partage avec la nature et inclut le principe de solidarité»; de littérature marron, liée aux différentes formes de pollution; et d’écriture postapocalyptique et ses scénarios de fin de monde.
    Si Maeterlinck ne fait pas partie du corpus étudié, j’en terminerai par ce mot de notre illustre Gantois : «On dirait que la nature ne sait pas ce qu’elle veut, ou plutôt, ne fait pas ce qu’elle veut, que quelqu’un lui retient le bras pour l’empêcher de trop bien faire.»

– Yves Namur