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Prix Henri Cornélus 2012

Bernard Quiriny

Bernard Quiriny : Une collection très particulière

Lauréat :

Bernard Quiriny pour son recueil de nouvelles Une collection très particulière (Seuil, 2012).

Jury :

François Emmanuel, Pierre Mertens et Marc Wilmet. Rapporteur : Jean-Claude Bologne

Extrait de l'argumentaire du jury :

Bernard  Quiriny n’est pas lauréat d’un prix de l’Académie pour la première  fois. Il avait déjà obtenu celui qui est voué à la littérature fantastique, pour un recueil qui lui avait valu, la même année, le Rossel. S’il réapparaît au palmarès cette année, c’est que son dernier ouvrage s’imposait pour remporter le grand prix Conélus de la nouvelle, distinction internationale qui compte, entre autres, le Canadien Naïm Kattan et le Français Georges-Olivier Chateaureynaud parmi ses lauréats. Dans Une collection très particulière, nous écrit Jean-Claude Bologne, le titre est des plus clairs : « Il s’agit bien d’une collection, d’un cabinet de curiosités qui rassemble dix descriptions de villes imaginaires, neuf collections de livres insolites, six  bizarreries de notre époque. » Bologne en énumère dans sa lecture : la machine à écrire des chefs-d’œuvre, le réel rallongement des distances à mesure que le marcheur prend de l’âge, l’éloignement de la table de nuit qui empêche de trouver le réveil pour en faire cesser la sonnerie. « Bernard Quiriny, écrit-il, pousse  la situation jusqu’à l’absurde, en déduit  toutes les conséquences logiques, mais invraisemblables, flirtant à l’occasion avec l’impossible. » Et il poursuit, disant que « quelques obsessions traversent ces nouvelles, des thèmes se répondent comme des leitmotive discrets ». Ainsi cette idée émise à propos d’un écrivain qu’il aurait cessé d’en être un « s’il n’y avait pas eu dans sa chaussure un caillou pour le faire boiter ». Et Bologne de conclure que ce caillou, Quiriny a l’élégance « de l’habiller d’une ironie malicieuse qui nous touche insidieusement ».