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Façons belges de parler | André Goosse

André Goosse n'est pas seulement le nom d'un des meilleurs grammairiens de la langue française, ce qui suffirait cependant à sa notoriété. Il est le label d'un ouvrage indispensable à tous ceux qui veulent se servir du français en le respectant et en s'en laissant inspirer. Le bon usage, dont André Goosse poursuivit et développa l'élaboration dans la ligne de son prédécesseur Maurice Grevisse, est un monument de savoir, de réflexion et d'initiation dont la réputation internationale n'est plus à faire

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Tolstoï | Marie-Thérèse Bodart

Au cours de l'année 2010, centenaire de sa mort, Tolstoï a été au centre de multiples débats et l'objet de maintes publications. Mais s'est-on suffisamment souvenu de l'essai que lui avait consacré, il y a de cela quarante ans, l'essayiste belge Marie-Thérèse Bodart? Elle avait, avec une grande lucidité, et même une perspective visionnaire, su déterminer ce qui, dans la personnalité, l'œuvre et la pensée de l'auteur de Guerre et Paix, fait de lui un classique majeur, c'est-à-dire un auteur pour toutes les saisons
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Œuvres | Maurice Maeterlinck

«Il y a deux hommes en lui, disait Remy de Gourmont de Maeterlinck : le poète dramatique et l’essayiste, et tous les deux ont renouvelé également dans la forme et dans l’essence les sujets qu’ils ont abordés.» Gourmont avait vu juste. Avec Maeterlinck, la littérature s’est agrandie d’une dimension, celle de l’Inconnaissable, et de la manière de l’écrire, soit de le suggérer. Poète et dramaturge, Maeterlinck est surtout représentatif du mouvement symboliste. Mais à côté de l’œuvre du poète mystérieux, il y a aussi un Maeterlinck essayiste et observateur de la nature. Les 4 volumes de ces Œuvres permettent au lecteur de découvrir le poète sous tous ses aspects

Un jour, tu m'as dit... et autres poèmes | Robert Vivier

Par sa faculté de lever des questions majeures en se servant des plus humbles indices, d'en appeler à la hauteur de vue du lecteur sans lui imposer de directives, la poésie de Robert Vivier (1894-1989) s'est assuré une pérennité naturelle. Sa voix nous apparaît familière par sa simplicité même. Un simplicité bâtie sur une science solide et exigeante, Vivier par ailleurs était un analyste de poésie des plus éclairés

L'Esprit des journaux. Un périodique européen au XVIIIe siècle | Daniel Droixhe (éd.)

Les 16 et 17 février 2009, le deuxième colloque organisé par le GEDHS s'est tenu à l'Université de Liège. Consacré à la diffusion et aux transferts de la modernité dans l'Esprit des journaux, il a analysé notamment la promotion de l'information culturelle la plus large, spécialement celle touchant à la modernité des Lumières, par les recensions offertes par le périodique liégeois. On s'est interrogé sur le témoignage de Sainte-Beuve selon lequel l'Esprit des journaux renferme une sorte de bibliothèque idéale des conquêtes, des débats et des représentations ayant structuré et animé le savoir des Lumières

La table d'écriture. Prises de parole | Jean Tordeur

Dans l'exercice très ritualisé du discours académique, Jean Tordeur s'est révélé un orfèvre. Dès sa propre réception, lorsqu'il fut accueilli au sein de la compagnie par Charles Bertin, il prononça un éloge de son prédécesseur Roger Bodart qui s'avéra d'emblée un modèle du genre. Et par la suite, chaque fois qu'il est invité à présenter un nouveau membre, notamment durant le mandat de Secrétaire perpétuel qu'il exerça de 1985 à 1995, son intervention excelle à tracer la personnalité de l'auteur, à évoquer son parcours et à synthétiser son uvre

Avoir connu San Francisco et autres poèmes | Marcel Thiry

Trente-trois poèmes et un épilogue mettent en lumière les thèmes qui ont charpenté l'uvre de Marcel Thiry (1897-1977) : le brusque tour du monde effectué comme soldat entre 1915 et 1918, l'envoûtement persistant pour le voyage et les villes étrangères, le double métier d'homme de lettres et de marchand de bois, l'amour platonique, érotique ou fantaisiste, la révolte contre les absurdités de la guerre et l'inéluctable passage du temps

111 films. Chroniques de cinéma (1970-83) | Guy Vaes

Quand un grand écrivain assiste, pour des raisons journalistiques, à l'effervescence d'une des époques les plus excitantes de l'histoire du cinéma, il n'en reste pas moins un grand écrivain, même dans la pénombre d'une salle de vision. Et il en résulte des articles qui, à l'époque de leur parution dans le magazine pour lequel Guy Vaes uvrait, tranchaient déjà sur l'ordinaire. Réunis aujourd'hui en volume, un quart de siècle plus tard, ils ne constituent pas seulement un admirable panorama pris sur le vif d'un âge d'or du cinéma, mais un volet

Icare laboureur. Journal (19621986) E-livre | Marcel Lobet

Marcel Lobet a laissé une uvre diverse, où la critique occupe cependant une place prépondérante, même si un roman d'inspiration initiatique (Nathanaël ou le journal d'un Templier) la domine. Cet écrivain réfléchi, qui exerça aussi une vaste activité journalistique, était préoccupé par de profondes interrogations philosophiques et religieuses et tenait un journal. Son fils, le cinéaste Marc Lobet, en a établi l'édition à l'occasion du centenaire de la naissance de l'auteur de ses jours. Nous publions en ligne, sous le titre Icare laboureur, ces écrits intimes rédigés de 1962 à 1986.
Souvenirs de Babel. La reconstruction de l'histoire des langues de la Renaissance aux Lumières E-livre | Daniel Droixhe

La question, voire le mythe de l'origine des langues, formulée dans de multiples récits et hypothèses, est un ensemble conjecturel qui méritait qu'on l'aborde de manière panoramique et objective. C'est ce qu'entreprend Daniel Droixhe dans son essai Souvenirs de Babel. La reconstruction de l'histoire des langues de la Renaissance aux Lumières, très richement documenté et audacieusement conçu. Cette publication est le premier des ouvrages inédits que l'ARLLFB compte désormais proposer au public sur son site. Une innovation frappée au sceau de l'originalité et de la hardiesse de l'investigation philologique.
Le prince de Ligne | Sophie Deroisin

Casanova qui connaissait bien son illustre ami lui fit une observation perspicace : «Votre esprit est d'une espèce qui donne de l'élan à celui d'un autre.» Or c'est bien cet élan-là qui anime les pages qu'on va lire; Sophie Deroisin était une «âme sensible» au sens stendhalien du mot : elle avait autant de cur que d'esprit, elle aimait admirer et souffrait joyeusement d'enthousiasme chronique

uvres | Charles-Joseph, prince de Ligne

Le prince de Ligne (1735-1814) s'impose aujourd'hui comme une figure de proue de la culture européenne à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle.
Son paradoxe est d'être à la fois célèbre par la place qu'il occupe dans la société européenne du XVIIIe siècle et méconnu en sa qualité d'écrivain. Or le prince n'a cessé d'écrire, depuis ses quatorze ans jusqu'à sa mort, c'est-à-dire pendant plus d'un demi-siècle

Lettres à Jacques Ferrand | Paul Willems

Durant près d'un demi-siècle, de 1946 à 1994, Paul Willems a correspondu très intimement avec Jacques Ferrand, un ami lettré qui était aussi dessinateur. Cet artiste parisien avait fait la connaissance de Willems alors que, peu après la guerre, il avait illustré La Comtesse des digues, un roman de Marie Gevers qui était la mère de Paul

Julien Green et la voie initiatique | Valérie Catelain

Quelques années à peine après sa disparition, Julien Green semble encore séjourner au purgatoire des écrivains. Ce qui rend d'autant plus opportune la publication de cet essai. Lecture en profondeur de l'ensemble des romans et des nouvelles, l'auteur en analyse la quête spirituelle

Marguerite Yourcenar, le sacre du siècle | Collectif

Deux mille trois : Yourcenar atteignait le siècle. Elle aurait été, comme il est d'usage de le supposer, centenaire. D'aucuns se gaussent de cette manie, de plus en plus répandue, de commémorer les anniversaires, les jubilés plutôt, des grandes figures

Maeterlinck, l'arpenteur de l'invisible | Paul Gorceix

Il est temps de corriger l'image en demi-teintes, assez falote, que l'histoire littéraire a véhiculée trop longtemps du dramaturge belge. Sous l'habit du bourgeois conservateur se cache l'iconoclaste qui fait voler en éclats le système de valeurs traditionnelles, sur lequel s'était fondée la grandeur de la dramaturgie issue de l'humanisme classique

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